Antidépresseurs : accoutumance toujours
septembre 18th, 2011Diminution antidépresseurs. Toujours le même cinéma. Bien sur les docs vous jurent qu’il n’y a pas d’accoutumance. Malheureusement, il y a TOUJOURS accoutumance. Quand on diminue la dose, l’effet se fait sentir dans les trois jours. Au début ce sont de simples maux de tête mais, dès le 3° ou 4° jour, et surtout si la diminution est forte (plus de 25%), une terrible tension se fait ressentir. Chez moi c’est surtout au plexus. Les os deviennent douloureux. Les zones habituelles de douleurs physiques se font plus brulantes. La tête est lourde et vide à la fois. Des passages de dépression sévère surviennent. Surtout la nuit. On se réveille avec le corps très froid, une sensation d’effondrement de la conscience. Il n’y a plus qu’un bavardage lourd et sombre qui nous tient lieu de conscience. Le mental est tellement douloureux qu’on a envie de mourir. On se tourne dans tous les sens. Manque d’air, écrasement, emprisonnement, ventre serré à l’extrême. Ce sont probablement les même symptômes que ressentent les drogués qui arrêtent.
Mais pour les médecins, non, il n’y a pas d’accoutumance. Juste un petit malaise temporaire.
La période douloureuse peut durer une semaine comme elle peut durer 3 ou même 6 semaines. Si l’on veut passer ce moment plus en douceur, on peut avoir l’aide des anxiolytiques mais il faut faire attention à ne pas s’y habituer car avec eux c’est pire encore. Le mieux est sans doute de passer temporairement à un autre antidep. Le prendre en remplacement de celui que l’on veut quitter. Une faible dose. Ainsi on garde un effet antidep mais on se déshabitue de l’attachement à la première molécule. Après 4 ou 5 semaines, on retire la seconde nettement plus facilement car on a pas eu vraiment le temps de s’y habituer.
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